
Beaucoup d’hommes vivent mal une poitrine trop développée, sans oser en parler. T-shirts amples, plage évitée, gêne au sport : l’impact peut être réel, surtout chez les plus jeunes. Avant de penser à la chirurgie, il faut comprendre d’où vient ce volume. C’est l’objet de cet article.
Glande ou graisse : deux situations différentes
- La gynécomastie est un développement de la glande mammaire. Au toucher, on sent souvent une zone ferme sous l’aréole.
- L’adipomastie est un excès de graisse, sans excès de glande. La poitrine est plus molle.
Les deux sont souvent associées. Faire la différence change le traitement.
D’où vient une gynécomastie ?
Dans la plupart des cas, aucune cause n’est trouvée : on parle de gynécomastie « essentielle » ou « idiopathique ». Elle peut aussi être liée à un déséquilibre hormonal ou à la prise de certains médicaments ou produits. C’est pourquoi un bilan est indispensable avant toute décision.
Le bilan avant d’envisager la chirurgie
Votre médecin traitant ou le Dr Riahi peut prescrire :
- un bilan endocrinien (prise de sang hormonale) ;
- une échographie thoracique, et parfois testiculaire.
Si une cause est trouvée, on la traite d’abord : la poitrine peut alors diminuer sans opération. Si aucune cause n’est trouvée, la chirurgie peut être envisagée, à condition d’être en bonne santé.
Quand l’opération est-elle utile ?
Elle se discute quand la gêne est réelle et dure, que le bilan est normal et que le poids est stable. Si vous êtes en surpoids, perdre du poids d’abord peut réduire une adipomastie et améliorer le résultat d’une éventuelle intervention. Chez l’adolescent, une gynécomastie peut régresser seule : on prend le temps d’observer avant d’opérer.
Ce que l’intervention change
Selon votre cas, le Dr Riahi aspire la graisse par liposuccion, retire la glande par une cicatrice autour de l’aréole, ou associe les deux. L’intervention dure en général moins de deux heures, souvent sans nuit d’hospitalisation. Le résultat final s’apprécie après 3 à 6 mois. Tous les détails sont sur notre page Gynécomastie.
Vous vous posez la question ? Le plus simple est d’en parler en consultation, en toute discrétion.